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jeudi 24 septembre 2009

Éveil...


Eveil...
La nature n'est pas un simple décor joli au regard. Si tu fermes les yeux, tu ressens mille présences. On ne vient pas écouter le silence dans la nature. On écoute le vent, la terre, la vie qui résonne et fourmille à nos oreilles...

Si un jour tu as perdu ton équilibre, que tu es dans le doute, trouve une forêt, cherche un tapis d'herbe ou de mousse, allonge toi dessus, ferme les yeux, vide tes pensées, respire l'odeur de la terre, de la mousse, écoute la vie, adapte ta respiration aux battements de ton cœur, ressens les moindres recoins de ton corps et relâche un à un les muscles et les nerfs raidis par le temps.
Deviens oiseau au son du vent, deviens arbres parmi les arbres, deviens le vent qui bruisse dans le feuillage, deviens le cerf qui t'observe et que tu n'avais pas vu, deviens fleur, deviens ruisseau, écoute le chant des ancêtres...

dimanche 13 septembre 2009

Tempête...



Mon amour est un tourment, une joie, une torpeur
Qui m'habite sans arrêt de nuit comme de jour
Qui me porte aux nues l'espace d'un instant
Et m'envoie aux enfers le moment suivant
Je souffre de cette tempête
Qui remplit mon cœur, mon corps et ma tête
Et m'emmène aussi parfois au delà de moi même
Au delà de nous............ même
Je me laisse porter par ce vent de folie
Par mon désir de toi, mon amour, mes envies
Notre amour me désarme
Me laissant seule face à mes peurs
Il fait aussi couler mes larmes.....
Mais notre amour est aussi et surtout cette force
Qui au delà de tout me pousse à me battre
Afin que notre amour puisse éclore sous des jours meilleurs
Afin qu'il puisse tout simplement "être"
Et lui faire, bien à l'abri, une petite place
Au milieu du cloaque de notre monde.

Pieds-nus

Pour toi mon coeur


on partira si tu veux,
dans cet endroit merveilleux,
dans ce grand paysage
beau et sauvage
l'eau est clair comme tes yeux
on oublieras la misère, on oublieras la tristesse
dans cet endroit on sera heureux
on entendra le chant des oiseaux
la vie ne sera plus un fardeau
pour un long voyage sans retour
dans cet endroit on s'aimera pour toujours
au pays de l'amour

Pieds-nus

mardi 8 septembre 2009

LE DÉSESPOIR EST ASSIS SUR UN BANC


LE DÉSESPOIR EST ASSIS SUR UN BANC
Dans un square sur un banc
Il y a un homme qui vous appelle quand on passe
Il a des binocles un vieux costume gris
Il fume un petit ninas il est assis
Et il vous appelle quand on passe
Ou simplement il vous fait signe
Il ne faut pas le regarder
Il ne faut pas l'écouter
Il faut passer
Faire comme si on ne le voyait pas
Comme si on ne l'entendait pas
Il faut passer et presser le pas
Si vous le regardez
Si vous l'écoutez
Il vous fait signe et rien personne
Ne peut vous empêcher d'aller vous asseoir près de lui
Alors il vous regarde et sourit
Et vous souffrez atrocement
Et l'homme continue de sourire
Et vous souriez du même sourire
Exactement
Plus vous souriez plus vous souffrez
Atrocement
Plus vous souffrez plus vous souriez
Irrémédiablement
Et vous restez là
Assis figé
Souriant sur le banc
Des enfants jouent tout près de vous
Des passants passent
Tranquillement
Des oiseaux s'envolent
Quittant un arbre
Pour un autre
Et vous restez là
Sur le banc
Et vous savez vous savez
Que jamais plus vous ne jouerez
Comme ces enfants
Vous savez que jamais plus vous ne passerez
Tranquillement
Comme ces passants
Que jamais plus vous ne vous envolerez
Quittant un arbre pour un autre
Comme ces oiseaux.

Jacques PRÉVERT

Chanson que les elfes chantes a leurs enfants

Chanson que les elfes chantes a leurs enfants
La lune brille sur la colline
sortons gaiement la saluer,
puisons de l'eau à la fontaine
et puis mettons-nous à danser!

La nuit est belle, profitons-en
allons parler au Vieux des Ans,
bel arbre qui traverse le temps
et nous donne son enseignement.

Mais gardons nous de traverser
la lande jonchée de rochers,
si la brume vient à ce moment
faites attention aux Korrigans!

Car s'ils nous prennent dans leur danse
nous oublieront toute décence,
et une fois partis dans leurs transes
le temps nous tuera de sa lance.

Mais la nuit est bien avancée
et le soleil va se lever,
rentrons vite nous abriter
à l'ombre de notre forêt.

mardi 11 août 2009

-_-


-_-
Les rêves sont comme des reflets dans l'eau.
Ils nous renvoient l'image de la réalité
mais à peine voulons nous les saisir
qu'ils se noient dans les flots...

La Grande Corne Bleue d'Owain


La Grande Corne Bleue d'Owain
Remplis ton échanson pour qu'il ne manque rien
La corne blanche honorée au banquet,
la longue corne bleue au grand renom,
bordée de riche argent.
Et apporte à Tudur, aigle de bataille,
le premier trait de vin rouge.
A moins que l'on n'apporte du meilleur hydromel,
qui coule de la coupe, ta tête le paiera !
Apporte à Moreiddig, protecteur des poètes,
dont les ménestrels chantaient la gloire avant la froide tombe.
Ce sont deux frères sans peur, à l'esprit noble
d'une force sans peur , aux nobles sourcils,
des guerriers qui se sont mis à mon service
[...]
La louange est la part de ceux dont je parle.
Mais non, c'est la lamentation, car tout deux sont mort.
Ô christ, je suis triste et dan la peine
A cause de la perte de Moreiddig. Comme j'ai besoins de lui.



Ce poème est le seul conservé de Owain Cyfeilioz,, Roi du Powys, de 1149 à 1195. Il évoque un festin au cour duquel le souverain ordonne à l'échanson de servir de vin tous les guerriers.
Traduit de l'anglais, avec des textes originaux irlandais et gallois par Christian J. Guyonvarc'h et Françoise Roux.

lundi 25 mai 2009

Brouillon d'être.


Brouillon d'être.

Connais-tu la mémoire de l'oubli,
Celle qui effleure les souvenirs,
Qui gomme ou en boit les imperfections,
Qui ne se souvient plus que du présent ?

Elle hume les vents d'hier, le sang perdu ;
Elle souffle les bougies de l'air du temps
Sur le gâteau morcelé des ans nus,
Sur l'espace déchiré de la conscience.

Alors la violette parme s'immisce
De mousse en mousse, entourée de lichens,
Sur cette terre acide qui nourrit
La menthe, le rosier, le chant de l'eau.

Les silences tus au lac du pardon
« Empathisent » tant de violence accrue !
La larve de cette graine est hybride
De l'être en devenir, de l'être éteint.

Accepter la fuite du regard trouble
Qui se pose et se dose en larmes voilées
Au gré des inconscientes larves brutes.
Tendre la main quand la peur démange.

L'arbre de vie est l'immensité droite,
L'arbre de la mort est ombre portée,
Le soleil des mots luit des deux côtés
Éclairant l'âme d'un même rayon...

...Celui du Brouillon d'être